La Foire du 1er mai à Couhé ? Une institution !

 

 

Ancrée au plus profond des mémoires, la foire du 1er mai remonte à la nuit des temps… On dit, parait-il, « la foire du 1er d’mai ».

 

 

 

Un peu d’histoire

 

Les marchés de Couhé sont très anciens et datent vraisemblablement du XIème siècle, époque où le bourg semble avoir pris une certaine importance.

C’était l’un des privilège des Seigneurs, qui percevaient un droit sur tout ce qui s’y vendait. Le 12 janvier 1272, Guy de Lusignan donna la moitié de ce droit au prieuré St Martin. Plus tard, cette concession fut déniée, car dans les derniers siècles, c’était le fermier des seigneurs seul qui, avec son écuelle d’airain étalonnée, allait dans le minage d’un sac à l’autre prélever le droit de vente et plaçage.

Grains, graines, fruits et légumes, pois, fèves, noix, sel, chenevoix, châtaignes, poires, melons, concombres, oignons, ail, pain, rien de ce qui venait au marché n’échappait au tarif. Les débitants qui menaient du vin aux foires devaient, de même, une pinte par charretée…

Les halles, sous lesquelles se tenaient alors le minage, figurent dans un acte de 1580, et leur construction ne doit pas remonter beaucoup plus haut.

Nous ignorons à quelle époque remonte l’établissement des foires, qui étaient au nombre de huit, fixées pour la plupart sur certaines fêtes. La Révolution apporta un profond dérangement dans l’ordre de ces réunions d’affaires, on changea brusquement le calendrier et on voulut régler en conséquence la date des foires et marchés. Au lieu d’un marché par semaine, l’administration en mit deux par décade, puis, trouvant que c’était trop, elle les fixa à chaque Duodi (le 2e jour de la décade dans le calendrier républicain), ce qui n’était pas assez. Les anciennes foires furent alors supprimées et remplacées par une foire mensuelle.

Les gens de la campagne, embrouillés, ne tinrent aucun compte de ces changements et vinrent apporter leurs denrées aux jours accoutumés… L’autorité se ravisa, un peu plus tard, et proposa en l’An VII de rétablir les foires à des époques très rapprochées des anciennes, et, finalement on rétablit les foires primitives, sans pour autant supprimer les nouvelles !

Une des foires de Couhé jouit d’une renommée exceptionnelle. C’est celle du 1er mai, qui se tenait anciennement au delà de l’Aumônerie, dans les terrains vagues qui ont conservé le nom de Foire de Mai. Certains disent que la foire aux biques (chèvres) tenue sur la place de la Marne, ancienne place Royale qui devint en langage courant Place du marché de Mai, est probablement l’une des pistes à suivre pour l’histoire de cette grande foire.

 

Aujourd’hui…

 

Point n’est besoin de le rappeler, ni d’en faire une quelconque publicité, encore moins de battre la campagne… Ils le savent, ils l’ont noté sur leurs tablettes et calendriers, ils affluent de tous côtés, et, dès 7 heures du matin et pendant toute la journée, Couhé vit au rythme d’une nouvelle et immense population qui se presse dans la grand’rue devenue le seul et unique rendez-vous du moment auquel on ne peut se soustraire !

Chaque année, cette artère s’allonge comme un immense ruban et draine de plus en plus de commerçants. Venez, et vous comprendrez mieux comment on peut manquer de superlatifs quelquefois !

Vive la foire du 1er mai de Couhé !

 

Couhe 1er mai